Aethina tumida: Le Petit coléoptère de la ruche infeste le sud de l’Italie (mis à jour 16-10-14)

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L’ITSAP (Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation) nous apprend la présence avérée du petit coléoptère des ruches Aethina tumida en Italie. Ces captures ont été faites dans le cadre d’un dispositif de surveillance de l’apparition sur le territoire italien de ce parasite (présence d’individus adultes et de larves dans 3 ruchettes pièges).

A ce jour, 13 foyers d’infestation par le petit coléoptère de la ruche, Aethina tumida, ont été mis en évidence dans le Sud de l’Italie. Depuis la situation précédente, c’est la première fois, depuis le premier foyer, qu’une infestation par des larves d’A. tumida a été mise en évidence (donc deux foyers avec présence de larves identifiés au total à ce jour).

Plus d’information sur le site plateforme ESA

Documents publiés à l’occasion de la découverte d’Aethina Tumida en Italie. (Origine DGAL, FNOSAD, ANSES)
Conseils dépistage.pdf
Note de service
Plaquette Janvier 2013
Procédure à suivre en cas de suspicion
Proposition de communiqué de presse

Du venin d’abeille pour combattre le cancer

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Une équipe de chercheurs est parvenue à bloquer la multiplication de cellules cancéreuses en leur injectant du venin. Un nouvel espoir de traitement.

Les abeilles sont décidément des insectes formidables.[...] On n’imaginait pas jusqu’à présent que leur venin pourrait même servir à combattre le cancer. Et pourtant.

Une équipe de chercheurs de l’université de l’Illinois dirigée par le Pr Pan Dipanjan est parvenue à bloquer la multiplication de cellules cancéreuses en injectant du venin d’abeille dans des cellules en culture. Plus précisément, ils se sont servis des toxines du venin qui contiennent une protéine, la mélittine, capable de se fixer aux membranes des cellules cancéreuses et d’agir ainsi comme agent tumoral.

[...]

Ils ont fabriqué synthétiquement de la melittine pour l’injecter dans des sortes de nanocapsules conçues pour ne libérer la protéine qu’au moment propice, lorsque elles arrivent à la tumeur. [...]

Science et Avenir | 13.08.2014

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La mortalité des abeilles dans les Pyrénées-Orientales enfin expliqué

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Le CNRS de Lyon a rendu ses conclusions après la mort de millions d’abeilles cet hiver dans les ruches des Pyrénées-Orientales, elles meurent intoxiquées par des produits phytosanitaires, et notamment des produits anti-parasitaires utilisés dans l’élevage.

[...] Le collectif des apiculteurs sinistrés des Pyrénées-Orientales a livré les résultats des analyses effectuées sur des abeilles retrouvées mortes l’hiver dernier. Des analyses effectuées par le CNRS de Lyon. Sur 26 échantillons testés, plus de 80 % présentent des traces d’intoxications.

Marc-Edouard Colin, docteur en sciences et chercheur en pathologie de l’abeille a analysé ces résultats : « Les ruches sont fortement dépeuplées, une situation sanitaire catastrophique qui n’ira pas en s’améliorant. Les ruches ne sont pas décimées par une maladie grave, ce sont des symptômes caractéristiques d’une intoxication. On retrouve soit des insecticides, des produits anti-parasitaire pour l’élevage, soit des produits utilisés pour désinsectiser les locaux d’élevage. Donc on peut dire qu’il y a eu dans certains cas contamination par des zones de cultures et dans d’autres cas contaminations par l’élevage. Je suis sûr qu’il y a une solution raisonnable à trouver entre les éleveurs et les apiculteurs pour permettre aux deux professions de cohabiter. »

Jean-Philippe Antoine, porte parole des apiculteurs sinistrés des Pyrénées-Orientales comprend enfin pourquoi toutes ces ruches ont été décimées « Grâce aux résultats des analyses, on apprend qu’on retrouve des traces de produits pesticides dans les ruches, dans les abeilles, dans les cires. Une partie de ces matières actives est utilisée en agriculture, dans l’arboriculture, dans l’élevage, il n’est pas question de montrer du doigt qui que ce soit, mais ces pesticides portent préjudices à l’environnement en général et à nos ruches en particuliers qui sont fragilisées. »

« Les produits anti-parasitaires utilisés dans l’élevage sont montrés du doigt car une grande majorité des ruches qui ont été décimées se trouvent en montagne dans des zones pâturées, donc des zones d’élevage. Nous nous sommes rapprochés des éleveurs, les rapports sont parfois tendus, il y a une prise de conscience, ils savent qu’il y a des molécules qu’ils utilisent qui sont dangereuses y compris pour leurs animaux. il faut trouver des produits de substitution. »

Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon
Mercredi 06 août 2014

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Langage des abeilles

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Les abeilles se parlent-t-elles? Une équipe de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) d’Avignon a isolé des vibrations particulières émises dans les ruches, comme un claquement sec, qui correspondraient à une forme de communication avec une poignée de «mots».

Pour Yves Le Conte, directeur de l’unité Abeilles et Environnement à l’Inra, «cela voudrait dire qu’elles disposent d’un autre mode de communication que celui des phéromones», le langage des hormones.

Pour passionné qu’il soit, le biologiste ne s’avance pas à parler de «sons» mais envisage l’hypothèse d’un «profil vibratoire» de cinq à six «mots» échangés dans la ruche, enregistré grâce à des capteurs hyper-sensibles.

Une fois modélisées, ces vibrations indétectables à l’oreille forment une émouvante bande-son sur l’écran de son ordinateur, des «kak kak» proches des sons du criquet, qui semblent se répondre et dont le chercheur conserve jalousement l’enregistrement en laboratoire dans l’attente d’une publication prochaine de ses travaux.

«Si elles font ça c’est forcément pour communiquer, reste à trouver ce qu’elles se disent et comment elles émettent cette vibration particulière», juge-t-il.

Cette découverte s’est faite grâce à sa collaboration avec un physicien de l’université de Nottingham, en Angleterre: Martin Benzick, spécialiste des vibrations, pensait possible de prédire à l’avance certaines activités des abeilles.

M. Benzick a mis au point le «SwarMonitor» qui permet de prévoir à l’avance quand la colonie est prête à essaimer…

LA PRESSE | 22.05.2014

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Entre Miel et Terre, de Sylvère Petit

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Ils avaient vingt ans. Ils voulaient « vivre autrement », vivre loin de la folie des hommes, vivre en harmonie avec la nature.
Pour cela, Sam, Manu, Florent et Timothée avaient choisi l’apiculture et j’avais filmé leur désir, leur rage, leur engagement mais aussi leur naïveté alors qu’ils terminaient leur 1ère année de formation.
Dix ans plus tard ils sont apiculteurs. Dix ans plus tard, ils composent avec les contraintes économiques, familiales, font face à la mortalité toujours plus grande des abeilles et, déjà, sans le savoir, inventent une nouvelle ruralité.
Ce film se glisse entre le rêve et la réalité… Entre miel & terre.

plus d’information sur le film ici

Déclin des abeilles : les mots qui fâchent

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C’est une étude fascinante qu’a rendue publique, le 7 avril, la Commission européenne. Conçue par Bruxelles et conduite par un laboratoire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses), cette enquête a essentiellement consisté à mesurer la mortalité des abeilles domestiques (Apis mellifera) dans 17 pays européens.

Pourquoi ? Simplement parce que le protocole choisi visait à restreindre la recherche des causes des mortalités observées aux uniques pathogènes naturels : seules les grandes maladies d’Apis mellifera ont été recherchées dans les ruchers visités.

Nous ne saurons donc pas quels résidus de pesticides se trouvaient dans les colonies les plus touchées. Et ce, alors même que des travaux académiques toujours plus nombreux montrent les effets délétères des nouvelles générations de pesticides et des mélanges de substances actives sur la survie des abeilles et des pollinisateurs.

« [...] »

UNE PUDEUR SÉMANTIQUE DE CIGARETTIER

« Des analyses ultérieures exploreront les liens statistiques entre la mortalité des colonies et des facteurs de risques incluant la prévalence de maladies, l’utilisation de traitements vétérinaires, le contexte apicole et d’autres paramètres », écrivent les auteurs, rassemblant sous l’énigmatique « autres paramètres », tout ce qui a trait à l’agrochimie et au modèle agricole dominant.

Cette pudeur sémantique rappelle celle des vieilles études financées par les cigarettiers américains, qui attribuaient d’abord le cancer du poumon à la pollution atmosphérique, au radon, aux prédispositions génétiques et, éventuellement, au… « mode de vie » – c’est-à-dire à la cigarette.

Que la science se pratique dans un contexte où il n’est pas possible d’énoncer un fait aussi trivial que le caractère nocif des insecticides pour les insectes devrait nous porter à une profonde inquiétude. Pas forcément pour les abeilles mais, surtout, pour ce que cela dit de notre société.

LE MONDE | 13.04.2014 à 16h46

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Abeilles : elles aident les médecins à faire des miracles

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Du venin d’abeille pour combattre la sclérose en plaques, du pollen pour la digestion, du miel comme cicatrisant : la Roumanie cultive l’apithérapie, une médecine alternative dont les racines remontent à l’Antiquité et qui consiste à se servir des produits de la ruche pour se soigner.

« [...]Bucarest abrite depuis 1984 un centre médical d’apithérapie, le premier ouvert dans le monde. Doïna Postolachi, 34 ans, y vient deux fois par semaine pour recevoir des injections de venin d’abeille (apitoxine), qui lui ont « redonné espoir » dans sa lutte contre la sclérose en plaques.

« Il y a un an, je ne pouvais plus marcher ni entrer dans ma baignoire. Mes pieds étaient cloués au sol mais aujourd’hui le traitement au venin m’a redonné de la force dans les jambes, je marche, je peux prendre un bain », affirme, rayonnante, cette poétesse aux yeux d’un bleu intense.

Le venin est récolté de manière douce, sans provoquer la mort des abeilles.

Doïna n’a jamais voulu des traitements chimiques classiques qui s’accompagnent de nombreux effets secondaires ».[...]

Par Sciences et Avenir, Publié le 10-04-2014.

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Photo: le Figaro

Monsanto s’attaque au business des abeilles

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Par Marie Astier – Reporterre. C’est une des stratégies les plus secrètes de la firme Monsanto, promoteur mondial des semences transgéniques : investir les différentes entreprises qui font de la recherche sur les abeilles. Aux Etats-Unis, les apiculteurs s’inquiètent de la politique du géant des OGM.

« [...] Depuis quelques années, Monsanto s’intéresse à la mauvaise santé des abeilles,
et explique vouloir les sauver à coup de recherche génétique. Le principal promoteur
des plantes transgéniques débarque dans un contexte très difficile pour les apiculteurs. »

Des abeilles transgéniques ?

Alors Monsanto envisage-t-il de créer des abeilles transgéniques ?
La question a été débattue au Congrès mondial des apiculteurs en septembre dernier.
« Monsanto a bien manipulé le colza pour qu’il résiste à leur propre désherbant
et maintenant ils peuvent vendre à la fois les semences et le RounUp, rappelle Gilles Ratia,
président de la Fédération Internationale des apiculteurs Apimundia.
Alors on les soupçonne de vouloir comprendre le métier d’élevage de reines pour les rendre
résistantes aux graines enrobées de néonicotinoides, ou à leur maïs OGM sécréteur d’insecticides.
Ils déposeraient un brevet,
puis ils vendraient à la fois les semences et les abeilles pour les polliniser ! »

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Photo: Bidon « Monsanto » : Wikibusterz

Assemblée Générale du Syndicat d’Apiculture de l’Ain et du G.A.S.A – 13 avril 2014

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Les prochaines AGs du syndicat d’apiculture de l’Ain et du G.A.S.A (Groupement d’action Sanitaire apicole de l’ain) sont prévues le 13 avril 2014 à Saint Etienne du Bois.
Lieu : Maison des Pays de l’Ain, 01370 Saint Etienne du Bois.

Déroulement de la journée :
- De 9h à 12h: Assemblée générale du GASA
- 12h : Repas au restaurant des Maisons de Pays de l’Ain. Pour le repas, inscrivez-vous auprès
de Laurence FELICE au 04.74.23.07.80 ou par mail à (repas 20 €, à
régler sur place, à l’ordre du restaurant)
- 14h : Assemblée générale du Syndicat d’Apiculture de l’Ain

N’hésitez pas à vous rendre à ces AGs si cela vous intéresse.
Merci à tous, rendez vous le 13 avril.

Programmes et inscriptions:
AG du G.A.S.A
AG du Syndicat d’apiculture de l’ain

Exposition Urbanbees sur les abeilles sauvages à Genève

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Du 15 mars au 04 avril 2014, la Fondation des Evaux aura le plaisir d’accueillir, au Centre intercommunal de sports, loisirs et nature des Evaux, l’exposition européenne UrbanBees. Cette exposition itinérante a été préparée par l’association Arthropologia et l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) d’Avignon, dans le cadre du projet européen de sauvegarde des abeilles sauvages.

Ce projet, qui accompagne le programme LIFE+, a pour objectif de diffuser dans toute l’Europe un plan de gestion pour conserver et favoriser la diversité des abeilles sauvages en milieux urbains et périurbains. Les bases et composantes de ce plan, comprenant des aménagements d’habitats et l’entretien approprié des espaces verts, ont été élaborées de façon à être reproductibles dans toutes les villes. Il s’agit principalement :

– D’augmenter les habitats favorables aux abeilles sauvages, en intégrant le maillage des corridors biologiques et en luttant contre l’isolement génétique des populations.
– De modifier les pratiques conventionnelles de gestion des espaces verts en milieu urbain, afin de favoriser la recolonisation de la flore et la faune indigènes et lutter ainsi contre les espèces exotiques invasives. Il s’agirait aussi de soutenir l’abandon des produits chimiques et de favoriser l’étalement de la floraison.
– De sensibiliser le public urbain à la biodiversité à travers les abeilles sauvages, en démontrant leur importance écologique et les bienfaits de la cohabitation de l’homme et de la nature en ville.

Cette exposition, gratuite et ouverte à toutes et tous dès 5 ans, sera constituée par un ensemble de panneaux explicatifs et interactifs. Vous aurez ensuite l’opportunité de découvrir, directement sur le parc, un espace d’habitation complet pour abeilles sauvages fabriqué entièrement par le personnel de la Fondation des Evaux.

HORAIRES D’OUVERTURE :
Les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h30.
Les mardis de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 20h00.
Les samedis et dimanches de 10h00 à 17h00.