Archive for juillet, 2013

 

Parole d’Apiculteur – Synthèse de l’enquête ‘Bonnes pratiques sanitaires en apiculture’

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114 apiculteurs ont participé de cette deuxième enquête réalisé par le laboratoire Véto-pharma, qui nous permet d’évaluer le niveau de mise en place et respect des pratiques sanitaires préconisées pour une meilleure gestion de la santé des colonies.

Dans le but de promouvoir l’échange entre apiculteurs, et d’apporter de nouvelles connaissances et informations, un bilan des réponses, avec les corrections et les préconisations de deux vétérinaires experts en santé de l’abeille sur les bonnes pratiques en apiculture a été envoyée à tous les apiculteurs ayant répondu au questionnaire.

Télécharger la synthèse de l’enquête.
Pour participer à l’enquête rendez sur le site de Parole d’apiculteur

L’abeille reconnaît ses amies avec l’antenne droite

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Des chercheurs de l’université de Nouvelle-Angleterre (Australie) et de l’université de Trente (Italie) se sont demandés si le comportement social évolué des abeilles pouvait être déterminé par leurs antennes. Résultat, c’est l’antenne droite qui permettrait aux abeilles d’adapter correctement leur comportement social au contexte.

MICRO-CHIRURGIE. Les chercheurs ont constitué trois groupes :

• dans le premier groupe, l’antenne droite a été coupée au niveau de la base de la hampe et les abeilles ne conservent que leur antenne gauche.
• dans un deuxième groupe, l’antenne gauche a été coupée et les abeilles ne conservent que leur antenne droite.
• dans le troisième groupe, les abeilles ont conservé leurs deux antennes intactes.

[...]

Chez les abeilles d’une même colonie (« amies »), celles utilisant leur antenne droite ont établi beaucoup plus rapidement un premier contact avec les autres et ont montré davantage d’interaction mutuelle. En fait, le comportement des abeilles qui n’utilisaient que leur antenne droite était le même que celui des abeilles ayant conservé leurs deux antennes. En revanche, les abeilles utilisant leur antenne gauche dépliaient moins souvent leur trompe et montraient davantage de réactions agressives.

l’ Article du Nouvel Observateur, le 05-07-2013

Les insecticides affectent l’expression des gènes des larves d’abeilles

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À l’heure où la Commission européenne confirme l’interdiction de trois pesticides, une nouvelle étude insiste sur le lien direct entre ces produits phytosanitaires et la modification du profil génétique des insectes butineurs.

Dans une étude parue en accès libre dans la revue Plos One, une équipe de recherche de l’université de Nottingham (Royaume-Uni) vient appuyer le bien-fondé de la décision européenne. L’étude montre que certains gènes des abeilles domestiques s’expriment différemment en présence d’imidaclopride, l’un des insecticides bannis. L’équipe dirigée par le chercheur Reinhard Stöger est la première à prouver qu’il existe un lien direct entre ce pesticide et la modification de l’expression des gènes.

l’ Article de Futura-Sciences
L’article de la revue scientifique Plos One (Étude en Anglais)

Morts aux abeilles! Parodie de Greepeace & Studio Smack

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Un bon rappel des menaces persistantes sur nos abeilles!

10% des Miels importés frauduleux

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Imaginez un pot de miel qui contiendrait pour moitié du sirop de sucre. Impossible ? À en croire le Cetam , le Centre d’Études Technique Apicole de Moselle, seul labo français indépendant dans le domaine, c’est l’une des fraudes les plus répandues. Jusqu’à 10 % des miels d’importation seraient trafiqués, notamment par ajout de sucre liquide !

On ne le sait pas assez, mais, depuis dix ans maintenant, les fabricants de miel peuvent tranquillement verser dans le pot jusqu’à 5 % de saccharose, de glucose et de fructose, sucre tiré de la canne à sucre ou de la betterave. Une fleur qui leur a été faite par Bruxelles. Mais, pour pouvoir dépasser ni vu ni connu la limite des 5 %, les margoulins ont trouvé une astuce : mélanger le miel avec un sirop de sucre d’amidon de céréales. Le maltose, obtenu par hydrolyse, est détecté non pas comme un sucre ajouté mais comme un sucre fabriqué par les abeilles. Du coup, certains miels importés, notamment de Chine, et contenant jusqu’à 50 % de sucre industriel passent comme une fleur les contrôles…

En quelques années, la Chine est devenue le plus gros producteur et exportateur de miel de la planète (300 000 tonnes par an). En 2002, le miel chinois avait été déclaré non grata par Bruxelles, au motif que les pots contenaient parfois du chloramphénicol, un antibiotique qui dope les butineuses, interdit en Europe depuis 1995. Depuis août 2004, les exportateurs chinois jurent que leurs abeilles ne carburent plus aux antibio, et ils ont de nouveau le droit d’écouler leur nectar en Europe.

De toute façon, il est impossible de repérer le miel chinois sur les étals. Tout simplement parce que le miel bon marché est ensuite mélangé avec du miel européen, ce qui lui vaut alors de bénéficier de cette mention anodine : « Origine UE et hors UE ». Au fait pourquoi fait-on venir du miel chinois en Europe ? Parce que chez nous les abeilles tournent de l’œil, notamment à cause des pesticides. La production des apiculteurs français affichait 33 000 tonnes il y a quinze ans : elle a fondu de moitié.

Et les importations, elles, ont grimpé de 7 000 à 26 000 tonnes par an. Outre le miel chinois, on se régale avec celui des pays de l’Est, même si l’on y trouve parfois des substances radioactives… Il y a trois ans, dans sa dernière enquête sur le miel, la Répression des Fraudes avait détecté du césium 131 dans un pot !

À l’époque, les Fraudes avaient aussi révélé que 41,9 % des échantillons analysés étaient « non conformes », dont 17, 2 % en raison des ajouts de sucre. Tout ça fiche le bourdon…

Le Canard Enchaîné N° 4835 du 26 juin 2013.

Autre article sur le sujet.